Langages scientifiques et réalités africaines La « sorcellerie » comme membrane épistémologique
| Authors | |
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| Publication date | 01-2020 |
| Journal | Editions Oudjat en Ligne |
| Volume | Issue number | 3 | 1 |
| Number of pages | 13 |
| Organisations |
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| Abstract |
Est-ce que la notion de « membrane » (ou « diaphragme ») peut ouvrir de nouvelles perspectives dans le débat sur langages (post-)coloniaux et réalités africaines ? Alors, la notion de « sorcellerie » pourrait y assumer un rôle stratégique. D’une part elle continue à embarrasser les académiques occidentaux (cf. les problèmes des historiens européens et américains du début des temps modernes avec les processus de sorcellerie). D’autre part elle devient – apparemment de plus en plus – une obsession pour les populations dans maintes régions du continent africain. Mauvaise traduction des termes africains beaucoup plus polyvalents, elle donne ces termes une dynamique nouvelle. Mais l’impacte de cette traduction à l’échelle mondiale ré-anime ce terme occidental dans des sens inédits. C’est de cette interface que la figure hallucinante du « Souverain Moderne » (Joseph Tonda) est née. À maintes égards la magie des images, leur éblouissement intensifié par les nouveaux médias et l’articulation de multiples réalités, dont les Africains ont une certaine accoutumance - en vivant avec un ‘deuxième monde’ comme une réalité quotidienne - tracent des pistes futures pour d’autres continents aussi.
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| Document type | Article |
| Note | In special issue: L'Afrique dans le XXe siècle. |
| Language | French |
| Published at | http://editionsoudjat.org/index.html/spip.php?article222 |
| Downloads |
Langages-scientifiques-et-realites-africaines_a222
(Final published version)
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