Families first? The mobilization of family norms in refugee resettlement

Open Access
Authors
Publication date 06-2021
Journal International Political Sociology
Volume | Issue number 15 | 2
Pages (from-to) 212-231
Number of pages 20
Organisations
  • Faculty of Social and Behavioural Sciences (FMG) - Amsterdam Institute for Social Science Research (AISSR)
Abstract
European resettlement programs prioritize the admission of refugee families. While this is seen as the “natural” thing to do, we argue that the mobilization of family norms is crucially political: in everyday bordering practices, interpretations of family norms are decisive for who is admitted to Europe. We study the selection of Syrian refugees in Turkey for humanitarian admission to Germany, which involves national governments, UNHCR, and NGOs. Fusing practice-theoretical approaches to humanitarianism and mobility governance on the one hand, with gender and sexuality scholarship on nationalism, empire, and migration on the other, we show how family norms configure discretionary power in transnational migration governance. First, family norms shape how power is exercised over refugees in vulnerability and assimilability assessments. Vulnerability assessments hinge on whether a family counts as protective and supportive, or deficient and threatening. Assimilability assessments scrutinize whether refugees do family “right”: in a way that will not disturb resettlement countries’ national (gender) order. Second, the mobilization of family norms reflects power disparities between actors. International and non-governmental actors strive to recognize plural family forms, but are disciplined into applying resettlement states’ more constraining family norms, thereby participating in the (re)production of the borders and boundaries of Europe.


Les programmes européens de réinstallation priorisent l'admission des familles de réfugiés. Bien que cela soit considéré comme un choix «naturel» nous soutenons que la mobilisation des normes familiales est essentiellement politique: dans les pratiques quotidiennes de contrôle des frontières, les interprétations des normes familiales jouent un role décisif dans la sélection des personnes admises en Europe. Nous étudions la sélection de réfugiés syriens en Turquie pour admission humanitaire en Allemagne, qui implique les gouvernements nationaux, le HCR de l'ONU et des ONG. Nous montrons comment les normes familiales configurent le pouvoir discrétionnaire dans la gouvernance des migrations transnationales en fusionnant d'une part les approches pratiques et théoriques de l'humanitarisme et de la gouvernance de la mobilité, et d'autre part les études du genre et de la sexualité sur le nationalisme, le colonialisme, et l’immigration. Premièrement, les normes familiales déterminent la manière dont le pouvoir est exercé sur les réfugiés dans les évaluations de vulnérabilité et d'assimilabilité. Les évaluations de vulnérabilité s'articulent selon le fait qu'une famille est considérée comme protectrice et solidaire, ou déficiente et menaçante. Les évaluations d'assimilabilité examinent si les réfugiés « se comportent bien » en famille, c'est-à-dire, d'une manière qui ne perturbera par l'ordre national (de genre) des pays dans lesquels ils se réinstalleront. Deuxièmement, la mobilisation des normes familiales reflète les disparités de pouvoir entre les acteurs. Les acteurs internationaux et non-gouvernementaux s'efforcent de reconnaître la pluralité des formes de familles mais se voient obliger d’appliquer les normes familiales plus contraignantes des états où les réfugiés se réinstallent, participant ainsi à la (re)production des frontières et limites de l'Europe.

Los programas europeos de reasentamiento dan prioridad a la admisión de familias de refugiados. Si bien esto se considera lo “natural,” sostenemos que la movilización de las normas familiares es un asunto crucialmente político: en las prácticas fronterizas cotidianas, las interpretaciones de las normas familiares son decisivas a la hora de determinar quién puede entrar a Europa. Estudiamos la seleccion de refugiados sirios en Turquía que pueden entrar a Alemania a través de programas humanitarios, eFun los que participan los gobiernos nacionales, el ACNUR y las ONG. por un lado, los enfoques teóricos y prácticos del humanitarismo y de la gestión de movilidad con los estudios de género y sexualidad sobre el nacionalismo, el imperio y la migración, por el otro, asi mostrando cómo las normas familiares configuran el poder discrecional en la gestión de la migración transnacional. En primer lugar, las normas familiares determinan la forma en la que se ejerce el poder sobre los refugiados en las evaluaciones de vulnerabilidad y asimilación. Las evaluaciones de vulnerabilidad dependen de si una familia es capaz de ofrecer protección y apoyo o si es deficiente y peligrosa. Las evaluaciones de asimilación determinan si los refugiados hacen “bien” a la familia, si no alteran el orden nacional (de género) de los países de reasentamiento. En segundo lugar, la movilización de las normas familiares refleja las disparidades de poder entre los actores. Los agentes internacionales y no gubernamentales tratan de reconocer diversas formas de familia, pero están entrenados para aplicar las normas familiares más restrictivas de los estados de reasentamiento y, así, participan en la (re)producción de las fronteras y límites de Europa.
Document type Article
Language English
Published at https://doi.org/10.1093/ips/olaa022
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